Voyage en vélo en Amérique du Sud

Publicité

Ushuaïa, imbroglio chilio-argentin

 

 

Le lendemain de mon arrivée à Rio Gallegos, je vais prendre le maté avec Daniel et ses collègues de travail, avant d'aller déjeuner chez lui. L'occasion de connaître la petite famille, à savoir Laura, sa femme, et ses deux petites filles.

Être embarqué en auto-stop et se retrouver à déjeuner (puis dîner) en famille le lendemain, voilà encore une attitude très sud-américaine, où l'accueil n'est pas un vain mot.

 

Je ne reste cependant pas très longtemps à Rio Gallegos, ville sans grand (aucun?!) intérêt.

 

Un peu à regret, je laisse mon vélo ici pour terminer en bus, conscient que le vent, la neige, et le froid en Terre de feu seraient impossible à gérer sur mon deux-roues.

 

J'embarque donc en bus pour le parcours du combattant. 

 

Après quelques dizaines de kilomètres, on quitte le territoire argentin pour entrer au Chili. Temps estimé, une bonne heure pour faire les formalités, si ce n'est plus. Les douaniers sont plus occupés à suivre les matchs de la coupe du monde qu'à tamponner les passeports. Le douanier chilien se fend d'un : "Mexicain?!", quand il voit mon passeport français. Je ne peux m'empêcher de sourire. Comme personne n'est pressé, nous en profitons pour échanger nos impressions sur la débâcle de la veille.

 

Suite du parcours, l'arrivée au Détroit de Magellan.

Avec un vent à décorner les boeufs, je commence à penser que le bus n'est pas une si mauvaise option.

 

P6182145.JPG
Nous attendons le bateau pour traverser le mythique Détroit.
P6182138
Puis la route côté Chili commence pour de bon. Le tracé est assez chaotique jusqu'à la frontière argentine. Et pour cause, elle ne mène qu'à une seule ville (Ushuaïa), et celle-ci est argentine...
P6182148.JPG
Nouveau passage de frontière, temps d'attente, environ une heure. Les matchs de la coupe du monde se suivent les uns après les autres. Les douaniers chiliens puis argentins ratent presque le passeport avec leurs tampons. Une coupe du monde, ça ne se perd pas, c'est seulement tous les 4 ans!
Retour en Argentine, et la neige commence à tomber sérieusement. 
Une fois passé Rio Grande, le chauffeur du bus se transforme en Sébastien Loeb. Avec ou sans neige, c'est du pareil au même, à fond sur le champignon!
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article