Voyage en vélo en Amérique du Sud
Le lendemain de mon arrivée à Rio Gallegos, je vais prendre le maté avec Daniel et ses collègues de travail, avant d'aller déjeuner chez lui. L'occasion de connaître la petite famille, à savoir Laura, sa femme, et ses deux petites filles.
Être embarqué en auto-stop et se retrouver à déjeuner (puis dîner) en famille le lendemain, voilà encore une attitude très sud-américaine, où l'accueil n'est pas un vain mot.
Je ne reste cependant pas très longtemps à Rio Gallegos, ville sans grand (aucun?!) intérêt.
Un peu à regret, je laisse mon vélo ici pour terminer en bus, conscient que le vent, la neige, et le froid en Terre de feu seraient impossible à gérer sur mon deux-roues.
J'embarque donc en bus pour le parcours du combattant.
Après quelques dizaines de kilomètres, on quitte le territoire argentin pour entrer au Chili. Temps estimé, une bonne heure pour faire les formalités, si ce n'est plus. Les douaniers sont plus occupés à suivre les matchs de la coupe du monde qu'à tamponner les passeports. Le douanier chilien se fend d'un : "Mexicain?!", quand il voit mon passeport français. Je ne peux m'empêcher de sourire. Comme personne n'est pressé, nous en profitons pour échanger nos impressions sur la débâcle de la veille.
Suite du parcours, l'arrivée au Détroit de Magellan.
Avec un vent à décorner les boeufs, je commence à penser que le bus n'est pas une si mauvaise option.