Voyage en vélo en Amérique du Sud
Aujourd'hui, je pars en expédition, dans les montagnes et collines autour de la ville, sur les conseils du patron de l'hôtel.
Il faut dire que ce grand bol d'air me fera le plus grand bien, après plusieurs semaines sans avoir fait de sport, dans la pollution de Lima ou Barranca.
J'embarque donc eau, maté (une boisson que l'on obtient par l'infusion de feuilles de coca, réputée pour ses bienfaits, parmi lesquels une meilleure acclimatation à l'altitude), biscuits et appareil photo pour la journée.
Me voilà à grimper dans les collines qui dominent la ville, en partant de l'est , direction le sud.
Après mon passage par la croix surplombant la ville, où je croise une famille de péruvien, charmants, pendant leur sortie du dimanche, je me retrouve en pleine nature, ne croisant plus que quelques rares marcheurs.
Je m'installe au bord d'une falaise, loin de toute agitation urbaine, pour casser la croûte, avec un panorama hors normes.
Après plusieurs heures de marche, dans des paysages extraordinaires (voir la série photo, "Huaraz, alentours") à quelques 3800 mètres d'altitude, je me décide à rentrer en ville, aux alentours des 18h, les averses étant encore fréquentes en fin d'après-midi, à cette période de l'année. Durant la descente, je croise un groupe de paysans qui s'en donnent à coeur joie avec les "Gringo, Gringo!!". Mais c'est bien volontiers que l'une des péruviennes accepte une photo.(voir la série "portraits")
De retour dans la ville, je croise des enfants, en plein gribouillage sur un cahier d'additions et autres soustractions. C'est l'occasion de plaisanter, discuter et faire les calculs ensemble (c'est encore de mon niveau!) puis éventuellement faire quelques photos. Et sitôt dit, sitôt fait, voilà les 4 écoliers ravis de poser... mais c'est sans compter sur une vieille péruvienne, sûrement la grand-mère, qui sans aucune gêne vient me réclamer de l'argent pour les photos prises. Je lui explique donc que ce n'est pas dans mes principes de payer pour une photo, et même les enfants semblent étonnés par l'attitude de la vieille dame...
Avant de rentrer à mon hôtel, sur l'Avenida Raymondi, je fais un petit crochet par la Calle Jose Olaya, seule rue qui n'a pas été détruite par le séisme de 1970.
Et effectivement, elle ne ressemble en rien aux autres rues de la ville: étroite et pavée, et encombrée de table, installées devant chaque restaurant.
Il ne me faut pas bien longtemps pour me retrouver assis à l'une de ces tables, invité par une famille de restaurateurs à déguster une Chicha, boisson traditionnelle, et un dessert typique.
Après un bon bout de temps à discuter, et surtout à répondre aux questions, je prends congé de mes hôtes, la pluie s'invitant en ce début de soirée.
Même si des "Gringo!" résonnent régulièrement, la ville est vraiment sympathique, et les gens me paraissent beaucoup plus "abordables" et chaleureux qu'à Lima où Barranca.