Voyage en vélo en Amérique du Sud
Ce lundi, c'est une autre difficulté qui m'attend. Sur les conseils du patron de l'hôtel, avec qui je m'entends très bien, et qui semble prêt à me donner un bon plan tous les jours, je me lève de bonne heure ce matin, direction l'Avenida Gamarra, où je vais trouver un taxi, si ce n'est un "colectivo" afin de rejoindre Llupa, petit village à environ 15 km de Huaraz. Arrivé à Llupa, j'emprunte le chemin qui doit me mener à Pitek.
Je me décide à suivre une petite péruvienne, qui remonte à Pitek, avec ses 3 mules et ses 2 chiens.
Je prends donc le rythme des mules, et même si elles n'avancent pas très vite, elles sont d'une régularité redoutable, je suis aussi certain de ne pas me tromper de chemin. Je m'évite par la même occasion tout problème avec les chiens du coin, car sans le savoir, j'ai emboîté le pas à une caravane parfaitement régulée. En effet, la petite péruvienne, grimpée sur une mule, guide les 2 autres devant elle. Pendant ce temps, le premier chien ouvre la route, en tenant en respect les autres bêtes que l'on croise, alors que le second ferme la marche. Et comme les deux animaux semblent "m'intégrer" dans la caravane, j'arrive à Pitek sans encombre.
Pitek, petit village composé de quelques huttes est le point de départ de la Laguna Churup, à presque 4500 mètres d'altitude (le sommet de la Nevada Churup étant à environ 5500 mètres).
Je me lance donc dans l'ascension, et après un peu moins de 2 heures d'efforts, la récompense est au rendez-vous! (voir les photos "Huaraz, Laguna Churup")
Déjeuner à 4500 mètres d'altitude, au bord d'une lagune magnifique, l'ascension valait vraiment la peine.
La descente se fait plus facilement, mais à peine plus vite que l'ascension (il fallait bien faire des photos!)
Je croise quelques étrangers, qui eux, n'ont pas encore fini de faire grimpette, dont une israélienne totalement désemparée, qu'il a bien fallu remotiver pour qu'elle aille au bout.
De retour à Pitek, je croise un français, qui s'apprête à faire un sommet à plus de 5500 mètres, et après une bonne discussion et lui avoir souhaité bonne chance, je retourne à Huaraz, heureux de l'effort accompli aujourd'hui.