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Cali - Colombie

L'histoire du meunier et des deux pâtissiers (2)

...Alors que nos deux pâtissiers s'apprêtent à partir avec la faible quantité proposée, deux invités, qui n'étaient pas censés être de la fête, font leur apparition.  

Grimpés à deux sur leur fier destrier à deux roues, les subordonnés au Shérif de la cité prennent nos deux pâtissiers à revers, pour détention illégale de farine!

Aïe, que faire, pris au piège, nos deux chefs, la toque en berne, avec leur interprète, sont maintenant fouillés par les subordonnés du Shérif. L'interprète n'a rien, le premier pâtissier non plus, mais le troisième pâtissier, lui, est lesté de sa farine! 

Et en deux temps, trois mouvements, la farine tant convoitée change de mains!

Nos deux hommes de loi, non pas qu'ils soient bien plus vertueux que les autres, bien au contraire, réclament divers papiers à nos trois compères.

Ceux-ci, bien que disposés à coopérer, doivent se rendre à l'évidence, ils disposent certes de documents délivrés par leur bon roi, mais à l'auberge pardi, à l'abri des bandits!

Ceci n'étant guère du goût de nos hommes de loi, ils décident d'emmener les trois compagnons, histoire de faire connaissance avec la résidence du Shérif.

Peu enclin à les suivre, les trois personnages, dont l'interprète en est le porte-parole naturel, discutent, usent de mille formules de politesse afin de se dépêtrer d'une situation bien embarrassante. 

Ils se demandent bien que faire dans une telle position.

Bien conscients que les hommes de loi magouillent avec le meunier, ainsi qu'avec les deux-trois autres individus qui tournent autour de la scène, les compères se refusent catégoriquement à suivre qui que ce soit. 

Ils discutent entre eux, pour savoir quelle attitude adopter, et les minutes passent, défilent, les hommes de loi attendant un signe.

Mais rien ne vient, les trois discutent, pèsent le pour et le contre, si bien que nos deux envoyés du shérif en perdraient presque patience.

Et ce qui doit arriver arrive, lacés de tant de palabres incompréhensibles, sans les "e" et les "o" à la fin des mots, et qui pourraient leur permettre de mettre leur grain de sel, les deux acolytes délaissent finalement les deux pâtissiers et l'interprète, se disant peut-être que l'argent sonnant et trébuchant récupéré sur le meunier, ainsi que la faible quantité de farine ferait bien l'affaire, et qu'il faut parfois savoir se contenter de peu, mais bien...

Les trois compères, trop contents d'avoir échappé au pire, allèrent se réconforter autour d'un café, denrée moins compliquée à négocier, mais au combien meilleure.

 
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D
Tu devrais recommander aux deux apprentis boulangers d'acheter un "Ginette Mathiot", de changer de spécialité, ou de se laisser offrir un séjour à l'ombre.
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J
M'est avis que les pâtissiers en herbe au pays de la farine ont failli avoir un peu chaud quand même ! 
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G
<br /> C'est passé pas loin de la cata, heureusement que les hommes du Shérif n'étaient pas des plus honnêtes et ont préféré partir avec ce qu'ils avaient plutôt que de s'engager sur une voie plus<br /> légale...<br /> <br /> <br />
J
Hi Guillaume. Por mon patisserie a NY tuo puo envoyare direttamente li gato sans farine. Grazie mille.  
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