Voyage en vélo en Amérique du Sud
Je débarque à Cali un beau matin, usé par la dizaine d'heures que je viens de subir dans un cercueil roulant. Certes, rien de comparable avec un trajet en Inde, mais la foultitude de lacets et d'épingles, la clim' à en crever (de froid), refroidirait plus d'un gaulois.
Ma nuit n'a, vous l'avez compris, pas été un long fleuve tranquille, loin s'en faut.
J'ai peu dormi, et souvent cherché une couverture que je n'avais pas, ou vérifié d'un oeil vitreux si je me situais encore sur la route, ou planté dans un ravin qui se serait perdu le long de la route.
J'ose espérer que les 45 millions de braves gens qui peuplent ce pays ne se prennent pas tous secrètement pour Juan Pablo Montoya.